Long Courrier

Vrac d'idées et souverain mépris

Quelques mots sur Trump et les accords de Paris

Hier, un nouveau pan du monde des “progressistes” s’est effondré. Donald Trump a décidé de retirer les États-Unis de l’accord de Paris.

Cris, pleurs, rage et désespoir, c’était prévu. Question intéressante cependant : pourquoi a-t-il donc fait ça ?

Sortir de l’accord issu de la COP21 était plus ou moins l’une des promesse de campagne de Donald Trump. Elle se fondait sur plusieurs volontés du magnat de l’immobilier.

  • Assurer l’indépendance énergétique des États-Unis, en exploitant, notamment, les réserves d’énergie fossile du pays
  • Sauvegarder les emplois de l’industrie minière
  • Limiter les charges et les contraintes réglementaires pesant sur les industries états-uniennes
  • Limiter l’ingérence des organisations internationales dans les affaires états-uniennes

C’est dans cet esprit, principalement, que s’est confirmée sa décision de laisser derrière-lui les accords de la COP de Paris.

Cependant, cela ne change pas grand chose et franchement, encore une fois, le monde sur-réagit. C’est pratique, ça occupe les médias et ça rend plus simples les coups fourrés. Car finalement, qu’étaient les accords de Paris ?

 

Un accord de principe sans obligations

Les accords de Paris ne sont en fait qu’une déclaration d’intention des parties en présence. Chaque pays fixe régulièrement ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre et les publie. Ces objectifs sont analysés pour évaluer leur impact, des recommandations sont faites, mais ça s’arrête là. Pas d’amende, pas de sanctions en cas de manquement, le but de ces accords était d’obtenir un joli consensus accompagné d’une belle photo. Tout le monde semble avoir oublié qu’à l’époque où ils avaient été signés, la plupart des observateurs sérieux de la COP raillait un événement surtout perçu comme une bouée de sauvetage de l’image du gouvernement Français. Un exercice de relations publiques qui permettait un instant d’oublier les résultats plus que décevants de la politique intérieure. Quant à l’accord final, il fut surtout accueilli par des réactions mitigées voire plutôt pessimistes.

Il n’y a pas de secret de toute façon. Vu le nombre de signataires, le nombre de pays qui se sont mis d’accord, il est évident que la substantifique moelle de ce projet est bien mince.

 

Gouvernance, transferts technologiques, idéologie “réactionnaire” ?

Mais au delà de la simple efficacité, constatée ou supposée, des accords de Paris, se pose la question de leur nécessité.

Certains y voient une énième ingérence de la gouvernance globale dans les affaires de leur nation. Effectivement, le statut de “traité international” dont les juristes les paraient en faisait bien un nouvel outil, si inefficace fut-il, de la gouvernance globale. C’est surtout très vrai en Europe où la gestion de l’implémentation des accords se fait à l’échelon de l’UE, court-circuitant les spécificités économiques, techniques ou politiques de certains états membres.

De nombreux observateurs ont, de plus, noté que l’effort le plus important était demandé aux grandes puissances, aux pays développés, qui, souvent, polluent bien moins que les pays du tiers monde.

La volonté d’opérer des transferts technologiques permettant un accès plus rapide des pays émergeants à des sources d’énergie plus propres pourrait sembler un point positif. Cependant, l’on peut se poser la question de savoir quel sera le coût exact de tels transferts pour les industries, certaines stratégiques, des pays développés.

De la même façon, les plans de développement des énergies renouvelables impliquent, pour l’instant, un accroissement certain des coûts de l’énergie pour les nations du premier monde. Coûts difficiles à supporter pour des économies déjà depressives et surtout, dans le cas de l’Europe en particulier, très encadrées et peu flexibles.

Enfin, des dissensions existent dans l’opinion scientifique. Que ce soit le rôle exact de l’homme ou la portée des changements à venir, le paradigme globalisant sur la question court-circuite le débat. Concernant le climat, tout est fermé, religieux, et mettre en doute même les points les plus insignifiants du narratif qui semble s’être imposé depuis quelques années sur cette question c’est courir le risque de subir un procès en inquisition pour hérésie écologique.

J’avais fait à ce sujet une présentation (en tant qu’étudiant) lors de mon semestre à l’Université d’Osaka. La manière dont sont abordés les sujets liés au climat dans la presse, la politique ou les colloques scientifiques est inquiétante et traite en axiome des hypothèses qui ne sont pas toujours pleinement vérifiées et a pour objectif avoué de refuser l’accès au débat aux sceptiques, fussent-ils les plus modérés. Je la transformerai sans doute en article si j’en ai le temps cet été.

De nombreuses études existent qui, par exemple, montrent des effets positifs qu’aura le réchauffement climatique. L’augmentation des surfaces cultivables, réduction de la consommation d’électricité, etc. Le passage sous silence voire la censure des contradictions au narratif dominant pourrait bien causer, comme ça a pu être le cas par le passé, des erreurs d’approche et l’adoption de solutions inefficaces voire dangereuses.

Le scénario du pire oublie également que l’Homme a une grande capacité d’adaptation à un environnement changeant et a déjà connu bien des épisodes de variations climatiques importantes. Ce scénario catastrophe est principalement mis en avant par des malthusiens qui, ne l’oublions pas, ont au fil des siècles prédit la mort de l’homme sous son propre poids démographique. Quelle que soit la période considérée durant les deux derniers siècles, quand ces prophètes de malheur ont été laissés aux commandes, ils ont causé famines, génocides et autres horreurs au nom de la survie de l’humanité (à tout le moins de leur humanité). Robert Zubrin est l’une des nombreuses voix qui les ont dénoncé et je vous encourage à lire cet article, version condensée de son livre sur le sujet.

Quel est l’exact solde des effets positifs et des effets négatifs du réchauffement, cela reste à évaluer correctement, mais tant que le débat est fermé, bouclé voire impossible tel qu’il l’est aujourd’hui, il y a peu d’espoir de voir l’intelligence et la nuance prévaloir.

 

Les réactions et le futur

Les gouvernants occidentaux ont, de manière prévisible, donné de la voix pour faire savoir leur indignation. Assez peu de mesure dans tout ce tintamarre qui devient particulièrement comique quand on se rappelle la véritable nature des “accords” de Paris. Les “globalistes” s’enferment dans une attitude rigide de non-négociation et vouent aux gémonies une position unilatérale prise après une évaluation purement nationale des intérêts des USA (fusse-t-elle erronée, ce qui est possible). Plutôt qu’une collaboration inter-étatique, ils veulent un logiciel supra-national. On ne les changera pas.

L’avenir de ces accords est du coup incertain. Si la plupart des signataires ont réaffirmé leur volonté d’en être acteurs, que fera la Chine sans la promesse de transferts technologiques états-uniens ? Quel pouvoir réel l’UE peut-elle avoir sur ses membres déjà de moins en moins obéissants sur certains sujets ? Quels moyens seront réellement mis en œuvre dans les pays pauvres ? Quels fonds pour la bonne marche de l’accord sachant que les États-Unis participaient jusqu’à présent à hauteur de 23% à la Commission Climat des Nations Unies ? Certaines de ces questions ne dépendaient pas de la participation des USA à ces accords, mais leur départ ajoute des fissures à un édifice qui, finalement, n’a jamais vraiment été solide.

De vraies questions se posent également quant aux futures politiques environnementales de l’administration Trump. Qu’il s’agisse de faire appel à la fracturation hydraulique (procédé relativement “sale”) pour extraire gaz et pétrole des réserves états-uniennes, de la “sur-exploitation” du charbon dans la production d’énergie, qui pose bien plus de problèmes, notamment sanitaires, que le simple rejet de CO2 dans l’atmosphère, ou encore le possible ralentissement de certaines recherches sur des sources alternatives d’énergie qui seront importantes à moyen terme, il y a de nombreux points à surveiller. Des think tank et groupes d’experts républicains planchent sur des méthodes alternatives de réduction d’émissions nocives et autres pollutions ainsi que sur la transition énergétique à venir. Reste à savoir s’ils seront écoutés.

 

Une conclusion habituelle

Comme toujours, l’hystérie des médias et des meneurs d’opinion progressistes va sans doute empêcher un débat sain et une évaluation correcte tant des problématiques que de leurs éventuelles solutions. Et pendant que l’on assassine Donald Trump dans la presse, que l’on cire les pompes d’Emmanuel Macron pour son “Make our planet great again” et que l’on s’indigne sur la toile, l’on ne prête pas attention à des choses d’au moins égale importance. Par exemple, saviez-vous que l’UE et ses larbins ont de nouveau envoyé paître le peuple de l’un des états membres ?

C’est vrai que par la force lasse de l’habitude, l’on ne fait plus vraiment attention.

 

À quand la drachme ?

Je ne publie pas encore aussi vite que je le voudrais, mais le boulot pour l’université commence à s’entasser et les examens arrivent. Accessoirement, la semaine dernière, c’était festival.

Quoi qu’il en soit, il se passe, comme toujours, de drôles de choses dans notre système solaire. Ainsi le site du journal Le Monde, après s’être plaint par le biais des déconneurs que le nouveau gouvernement lave trop blanc, s’est vu hier doter d’un bon article ! Il s’agit des minutes du dernier Eurogroupe où il était notamment question de la dette grecque. Franchement je serais grec, je serais plus que froissé.

L’article est assez court aussi je vous conseille de le lire, c’est édifiant.

 

 

Manchester

J’ai vu hier matin (pour la France, évidemment, c’était pendant la nuit) qu’un nouvel attentat islamiste avait eu lieu en Grande Bretagne. Un attentat suicide, à la bombe, qui semblait tout spécialement viser des enfants et des adolescents. Certains théorisaient que quand les islamistes commenceront à s’en prendre aux gosses, les gens sortiront un peu de leur léthargie profonde. C’est peut-être l’occasion de chercher cette tendance dans les réactions qui suivront cet incident.

“Incident” ? Mais, mais, le mot n’est-il pas trop faible ?

Bof, je ne sais pas, c’est devenu relativement commun et puis ce n’est pas comme si la population et les gouvernements d’Europe réagissaient vraiment donc, oui, incident.

N’est-ce pas le maire de Londres qui disait que le terrorisme fait partie de ces impondérables de la vie dans une grande ville ? Ou encore MM. Valls et Macron qui nous disent que l’on doit s’habituer à vivre avec ? Au moins ces deux derniers embellissent leurs déclarations de l’habit du constat réaliste. Mais que l’on ne s’y trompe pas, il y a dans ces formulations une acceptation insuportable.

C’est à la mode en Europe, disons ça comme ça.

Ce mème n’est même plus ironique

En Europe, oui, car ici en Corée ou au Japon c’est tout simplement impensable.

Séoul et Tokyo, grandes villes, bien plus grandes que Londres et Paris réunies, font face à une menace terroriste plutôt… réduite. Séoul est une “ville monde”, Tokyo est une “ville monde” (je mets des guillemets car je n’aime pas trop le terme). Alors quoi ? Ce n’est pas la taille de la ville qui compte, ni le fait qu’elle accueille des gens du monde entier ?

Quelle est la permissivité de l’état japonais quant à la subversion venue de l’étranger ?

Oui, vous l’avez deviné, assez faible.

Que ce soit le nombre très limité de réfugiés qu’il accepte, les conditions très strictes qui encadrent l’islam (entre autres) dans le pays ou le robinet à débit très mince de l’immigration, sans parler des réactions rapides et radicales qu’il met en œuvre dès qu’il y a un pas de travers, on est loin du “nounours, bougies” de l’occident.

Le terrorisme est un moyen, c’est l’ennemi la cible à abattre. L’ennemi en ce moment c’est la branche politique de l’islam sunnite. Comme c’est un courant extrêmement fort de l’islam en France, on pourrait même, parlant de la situation française et même européenne, abréger en disant que le problème c’est l’islam. Et nous aurons beau répéter comme un mantra “vous n’aurez pas ma haine™”, il y a peu de chance que cela change quoi que ce soit car, malheureusement, c’est l’ennemi qui nous choisi, pas nous qui le choisissons.

Continuer comme avant, à faire les fiers et s’enfuir quand quelques plaisantins nous jettent des pétards, ce n’est pas ce qui fera reculer l’islamisme, ça ne le lassera pas non-plus. Au contraire, comme l’on n’oppose que peu de résistance, que l’on ne rend pas les coup, notre sang est presque gratuit. Pourquoi, alors, ceux qui veulent notre mort se priveraient-ils de le faire couler ? On peut serrer les poings très fort, retenir sa respiration à en devenir bleu, se rouler par terre en se bouchant les oreilles et pourquoi pas les trois en même temps, le problème sera toujours là.

N’empêche que c’est exactement ça…

Maintenant que les réactions Facebook, les hashtags et les filtres sur les photos de profil semblent un peu passés de mode, l’on nous demande à tout le moins de rester dignes, de ne pas céder à la haine et la colère… pourquoi ces sentiments seraient-ils plus bas que l’empathie et la tristesse ? Non seulement ils sont naturels mais ils sont un marqueur saint que vous vous rendez compte que tout cela n’est pas normal. Il faut demander des comptes à nos gouvernements. Leur mission première est de s’assurer que le peuple soit protégé ! S’ils ne sont pas capables d’offrir cette protection, il ne leur reste que peu de légitimité.

Et surtout, surtout, il ne faut pas avoir peur de remettre en question l’islam, tout ou partie. Les idéologies toxiques ne méritent ni respect ni protection, surtout pas dans le débat publique où, justement, il est le plus nécessaire de s’opposer à ce qui nous empoisonne. L’islam a peut-être besoin d’une réforme, peut-être n’est-il tout bonnement pas compatible avec la vie en occident, sans doute faut-il lutter farouchement contre ses agents d’influence venant de l’étranger… toutes ces questions sont importantes et il faut non-seulement pouvoir les poser mais aussi pouvoir y répondre et prendre les meilleures décisions du point de vue de l’occident, car c’est lui qui est attaqué sur son sol.

Ce cancer qu’est l’islamisme, plus nous attendrons pour le traiter, plus l’ablation sera douloureuse et violente. La première étape c’est reconnaître que l’on a un problème, et le nommer.

Oui, cette vague de violence a tout à voir avec l’islam.

Ce qui m’inquiète avec notre nouveau gouvernement – numéro un

Oui, numéro un car je sais qu’il y en aura beaucoup.

Je sais, j’avais dit que j’écrirai plus et pas forcément sur le grand néant mais, comme c’est encore plus ou moins d’actualité et que cela reste tout de même très dangereux (le vide, on en meurt), je me sens un peu obligé de balancer deux ou trois réflexions de temps en temps sur la conduite générale du gouvernement et de l’exécutif.

Mais promis ce seront surtout des remarques courtes.

1) Ce mème de la parité

Le premier gouvernement Philippe nous fait donc le coup de la parité homme/femme. On nous l’avais déjà fait et cela avait réjoui tous ceux qui attachent plus d’importance à ce qu’un ministre a entre les jambes qu’à ce qu’il a sur son CV. Rebelote donc, et mon Facebook est envahi de remarques joyeuses de mes amis “progressistes” (surtout ceux de l’étranger, comme quoi en France ça ne prend plus très bien).

Mon opinion là-dessus est simple : on sélectionne des gens sur des critères de compétence et de d’attachement à la France. Le reste n’est pas pertinent. Si votre but premier est d’être sûr qu’il y aura autant de femmes que d’hommes dans votre gouvernement, soit vous n’avez clairement pas ce qu’il faut pour gérer les vrais sujets sur lesquels il vous faudra bosser, soit vous êtes conscient du peu de pouvoir que vous avez et acceptez cet état de fait et votre action politique se cantonne à donner des sucres aux féministes (et autres lobbies et groupes de pression) une fois de temps en temps. Par corollaire, vous êtes probablement un traître, plus ou moins assumé. Une sorte de preuve en est donnée dans le point suivant.

 

2) Le ministère des armées, son nouveau nom, son nouveau ministre

Je ne devrais pas avoir de problème particulier avec le nouveau nom du ministère de la défense. Après-tout, il s’est déjà appelé comme ça. Mais vu qui nous avons élu et qui a été désigné pour s’occuper de l’un des postes les plus importants de notre gouvernement, je le prends comme un terrible avertissement.

Le nouveau ministre des armées donc, Mme. Sylvie Goulard est de cette race qui ne devrait même pas se voir offrir un poste dans un gouvernement. Une de ses déclarations passé, “je ne me sens pas française”, est en elle même disqualifiante, a fortiori pour un ministère régalien. Mais c’est sans compter sur le fait que la trahison sera au cœur de l’action de l’exécutif durant ces prochaines années.

Européiste convaincue, fanatique disent même certains, Mme. Goulard a sans aucun doute été choisie pour conduire ce projet complètement dingue d’intégration des armées des pays d’Europe en une force commune européenne. Le changement de nom du ministère prend alors tout son sens, il ne s’agit plus de gérer la défense du pays mais juste le contingent français de troupes de la future usine à gaz européenne en matière de défense. Et pour avoir lu pas mal de commentaires sur les médias sociaux souverainistes, je ne semble pas être le seul à voir ça dans ce nouveau nom.

En ce moment M. Macron fait de la communication sur nos théâtres d’opération et cherche à se faire bien voir du milieu militaire. Veut-il rendre la pilule moins visible ou plus acceptable ? En tout cas, l’un des plus gros dangers de son quinquennat pour la France est là.

 

En vrac

Cela ne mérite pas un grand point, mais il paraît que notre nouveau président s’est fendu d’un dab après son investiture. Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un dab, c’est un geste qui consiste à se mettre le visage dans le creux d’un coude pendant que l’autre bras est tendu vers le haut à l’opposé. Ça vient du hip-hop apparemment, comme beaucoup d’autres variantes de cancer, et c’est très à la mode chez les “jeunes”, on se demande pourquoi. Ça semble être une sorte de signe de ralliement, même si personne ne sait exactement à quoi. Enfin comme l’on parle de Macron, au moins c’est cohérent.

Bref, M. Macron le président qui “dabe”… et dire que je pensais que peut-être, au moins, nous aurions un président un peu plus digne et sérieux, présentant un peu mieux que ses prédécesseurs.

Mince, raté.

 

Meta

Bon, même après avoir redémarré le blog de zéro, je ne sais toujours pas très bien sur quelle ligne l’emmener ni quel contenu mettre en avant. Je suppose qu’il faut trouver que