J’ai vu hier matin (pour la France, évidemment, c’était pendant la nuit) qu’un nouvel attentat islamiste avait eu lieu en Grande Bretagne. Un attentat suicide, à la bombe, qui semblait tout spécialement viser des enfants et des adolescents. Certains théorisaient que quand les islamistes commenceront à s’en prendre aux gosses, les gens sortiront un peu de leur léthargie profonde. C’est peut-être l’occasion de chercher cette tendance dans les réactions qui suivront cet incident.

“Incident” ? Mais, mais, le mot n’est-il pas trop faible ?

Bof, je ne sais pas, c’est devenu relativement commun et puis ce n’est pas comme si la population et les gouvernements d’Europe réagissaient vraiment donc, oui, incident.

N’est-ce pas le maire de Londres qui disait que le terrorisme fait partie de ces impondérables de la vie dans une grande ville ? Ou encore MM. Valls et Macron qui nous disent que l’on doit s’habituer à vivre avec ? Au moins ces deux derniers embellissent leurs déclarations de l’habit du constat réaliste. Mais que l’on ne s’y trompe pas, il y a dans ces formulations une acceptation insuportable.

C’est à la mode en Europe, disons ça comme ça.

Ce mème n’est même plus ironique

En Europe, oui, car ici en Corée ou au Japon c’est tout simplement impensable.

Séoul et Tokyo, grandes villes, bien plus grandes que Londres et Paris réunies, font face à une menace terroriste plutôt… réduite. Séoul est une “ville monde”, Tokyo est une “ville monde” (je mets des guillemets car je n’aime pas trop le terme). Alors quoi ? Ce n’est pas la taille de la ville qui compte, ni le fait qu’elle accueille des gens du monde entier ?

Quelle est la permissivité de l’état japonais quant à la subversion venue de l’étranger ?

Oui, vous l’avez deviné, assez faible.

Que ce soit le nombre très limité de réfugiés qu’il accepte, les conditions très strictes qui encadrent l’islam (entre autres) dans le pays ou le robinet à débit très mince de l’immigration, sans parler des réactions rapides et radicales qu’il met en œuvre dès qu’il y a un pas de travers, on est loin du “nounours, bougies” de l’occident.

Le terrorisme est un moyen, c’est l’ennemi la cible à abattre. L’ennemi en ce moment c’est la branche politique de l’islam sunnite. Comme c’est un courant extrêmement fort de l’islam en France, on pourrait même, parlant de la situation française et même européenne, abréger en disant que le problème c’est l’islam. Et nous aurons beau répéter comme un mantra “vous n’aurez pas ma haine™”, il y a peu de chance que cela change quoi que ce soit car, malheureusement, c’est l’ennemi qui nous choisi, pas nous qui le choisissons.

Continuer comme avant, à faire les fiers et s’enfuir quand quelques plaisantins nous jettent des pétards, ce n’est pas ce qui fera reculer l’islamisme, ça ne le lassera pas non-plus. Au contraire, comme l’on n’oppose que peu de résistance, que l’on ne rend pas les coup, notre sang est presque gratuit. Pourquoi, alors, ceux qui veulent notre mort se priveraient-ils de le faire couler ? On peut serrer les poings très fort, retenir sa respiration à en devenir bleu, se rouler par terre en se bouchant les oreilles et pourquoi pas les trois en même temps, le problème sera toujours là.

N’empêche que c’est exactement ça…

Maintenant que les réactions Facebook, les hashtags et les filtres sur les photos de profil semblent un peu passés de mode, l’on nous demande à tout le moins de rester dignes, de ne pas céder à la haine et la colère… pourquoi ces sentiments seraient-ils plus bas que l’empathie et la tristesse ? Non seulement ils sont naturels mais ils sont un marqueur saint que vous vous rendez compte que tout cela n’est pas normal. Il faut demander des comptes à nos gouvernements. Leur mission première est de s’assurer que le peuple soit protégé ! S’ils ne sont pas capables d’offrir cette protection, il ne leur reste que peu de légitimité.

Et surtout, surtout, il ne faut pas avoir peur de remettre en question l’islam, tout ou partie. Les idéologies toxiques ne méritent ni respect ni protection, surtout pas dans le débat publique où, justement, il est le plus nécessaire de s’opposer à ce qui nous empoisonne. L’islam a peut-être besoin d’une réforme, peut-être n’est-il tout bonnement pas compatible avec la vie en occident, sans doute faut-il lutter farouchement contre ses agents d’influence venant de l’étranger… toutes ces questions sont importantes et il faut non-seulement pouvoir les poser mais aussi pouvoir y répondre et prendre les meilleures décisions du point de vue de l’occident, car c’est lui qui est attaqué sur son sol.

Ce cancer qu’est l’islamisme, plus nous attendrons pour le traiter, plus l’ablation sera douloureuse et violente. La première étape c’est reconnaître que l’on a un problème, et le nommer.

Oui, cette vague de violence a tout à voir avec l’islam.